Christophe Roussel, un artisan chocolatier pâtissier créatif

Christophe Roussel est tombé par hasard sur le métier de pâtissier en travaillant comme plongeur à l’âge de quinze ans dans une boulangerie /pâtisserie à Carnac dans le Morbihan. Suite à cette expérience durant laquelle les pâtissiers de cette boulangerie lui confient différentes tâches comme la garniture des tartes ou le mélange des crèmes, une passion démarre ….

Quel est votre parcours professionnel ?

Après un apprentissage traditionnel dans le Morbihan à Auray, je quitte la région pour gouter à la restauration (Uruguay, Suisse, St Barth, Tahiti).
Ce parcours est ponctué par des saisons en Bretagne et surtout de nombreux stages en école gastronomique pour toujours progresser.
De retour de Tahiti, je crée ma première pâtisserie à l’âge de 25 ans à Vannes dans le Morbihan.

Comment devient-on artisan chocolatier-pâtissier ?

L’envie de devenir artisan vient au fil des ans, et devient une évidence dès que l’on est passionné par ce que l’on fait.
Les compétences nécessaires sont la rigueur, l’écoute, l’envie de toujours en savoir plus !

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui souhaiterait se lancer dans ce métier ?

Difficile de donner un conseil, mais si je peux en donner un, c’est d’avoir la patience d’apprendre, que ce métier est formidable à condition de trouver une bonne entreprise formatrice, car c’est le meilleur moyen d’apprendre ce métier.

Quelle clientèle fréquente vos boutiques ?

La clientèle ciblée dans nos boutiques c’est tout simplement les gourmands qui veulent se faire plaisir en étant sur d’être bien servis avec une pâtisserie originale, créative que l’on ne trouve pas partout.

Quelle est la réalisation dont vous êtes le plus fier ?

Il n’y a pas de réalisation dont je suis le plus fier; mais dernièrement nous avons réalisé une pyramide de macarons en forme de phare, avec 800 macarons, éclairage … 1 m55 de haut, un vrai défi d’équipe avec tous mes pâtissiers (nous sommes 10).

Et à la fin le plaisir d’une réalisation magique !

Vos créations sont originales et donnent envie. Pensez-vous que pour être bon, un aliment doit aussi être beau ?

Le plus important dans ce métier est de faire du bon, le « beau » vient forcément en deuxième plan, malgré qu’il soit important aussi.
Il est évident que si l’on conjugue les deux c’est encore un plus pour le consommateur, mais je répète que le beau ne doit pas prendre le dessus sur le bon.

Vous travaillez parfois avec des produits bio,quel est votre vision du bio en général ?

Ma vision sur le bio est la suivante : pour certains produits il est intéressant d’utiliser des produits bio (sirop d’agave, sarrasin, huiles végétales souvent très gouteuses et bonnes pour la santé …) mais nous avons dans ce métier une très grande quantité de produits de grande qualité, qui ne sont pas pour autant bio et qui permettent de faire d’excellents gâteaux.

Pensez-vous que santé et sucré soient incompatibles ?

Je ne pense pas que SANTE et SUCRE soient incompatibles, il faut apprendre à consommer avec modération comme beaucoup de choses !

Vous partagez avec générosité certaines de vos recettes, sont-elles réalisables par tout le monde ?

Il est certain que pour réaliser bon nombre de nos recettes, il faut avoir des connaissances précises et surtout de bonnes bases.
Cependant après conseil et rigueur de mise en œuvre, cela peut-être réalisable par les plus passionnés !
Sur notre site internet vous trouverez quelques recettes faciles, notamment celle du fondant au chocolat.

Quel est votre dessert préféré ?

Mon dessert préféré reste un gâteau simple, le macaron aux framboises fraîches, réalisé avec des framboises « tulameen » une variété rare, que nous achetons chez Damien Rio « le pré de la fontaine » à Marzan (56).
Ses framboises ont un goût incomparable …

Quelles sont vos priorités et objectifs pour les prochaines années ?

Mes priorités pour les années à venir sont le développement de notre entreprise, continuer à former des jeunes pour pouvoir transmettre ma passion.
Il faut savoir que dans ce métier on ne connaît pas le chômage, et avec de bonnes bases, un pâtissier pourra travailler dans le monde entier. De bonnes perspectives pour les jeunes en se donnant un peu de mal.

Pour conclure, j’encourage tous ceux qui veulent essayer ce passionnant parcours, de se dire qu’il faut être patient, qu’il y a beaucoup de métiers manuels qui sont très valorisants et qui permettent de se hisser à un niveau social très intéressant !

Vous pouvez retrouver Christophe Roussel au Salon du chocolat de Paris porte de Versailles, du 29 octobre au 2 novembre 2008

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