Tout ce que vous devez savoir sur l’étaiement

L’étaiement est un terme utilisé dans les constructions et les terres d’une fouille. Ces pièces prennent différents noms suivant leur destination, la fonction qu’elles remplissent et la position qu’elles occupent.

Qu’appelle-t-on l’étaiement ?

L’étaiement consiste à installer des éléments de soutien ou de renfort ou à poser une pièce de charpente en bois ou en métal pour soutenir provisoirement une structure. Grâce à leur résistance, les étais permettent de réduire le risque d’effondrement. Celui-ci entraine non seulement des conséquences graves, voir mortels, mais également un coût important du fait de la nécessité de déblayer et de reconstruire. Sa fonction est de supporter des efforts de compression orientés suivant leur axe.

Comment choisir un étaiement ?

Afin d’avoir une garantie sur leur résistance et leur durabilité, il est recommandé d’opter pour ceux qui sont normalisés, c’est-à-dire qui sont conformes à la norme NF EN 1065. Un étaiement conforme doit comporter :

  • Un système anti-déboitement pour empêcher la coulisse de sortir du fût,
  • Une broche d’un diamètre nominal minimal de 13 mm avec dépassement sur le corps du manchon d’au moins 20 mm ;
  • Une garde d’une longueur d’au moins 10 cm : lorsque les 2 tubes sont complètement emboîtés et le manchon dévissé jusqu’à la butée, la coulisse doit dépasser de minimum 10 cms,
  • Un recouvrement de la coulisse dans le fût d’au moins 300 mm de longueur en cas de déploiement complet de l’étai,
  • Un dispositif empêchant le déboîtement du manchon de réglage de son filetage,
  • Un réglage minimal d’au moins 1 m : La norme définit également cinq (5) classes de résistance,
  • Le type de filetage (filetage apparent ou recouvert),
  • La configuration de la semelle (épaisseur minimale de 6 mm pour les étais des classes A, B et D et de 8 mm pour les classes C et E),
  • Les méthodes d’évaluation de la résistance,
  • Les protections contre la corrosion en fonction des composants de l’étai.

Comment on utilise les étaiements ?

Dans un premier temps, ils doivent être placés verticalement et en fonction du plan d’étaiement établi. La densité qui a été déterminée par l’étude doit être respectée en fonction de leur résistance. Lors de la mise en place, les étais placés sur les extrémités doivent être stabilisés par des trépieds ou des cadres. Les étais intermédiaires sont ensuite rajoutés. Pour leur éviter de se renverser, des fourches servant à caler les filières sont utilisées. Les filières sont axées dans les fourches.

L’étape suivante consiste à appuyer les platines sur des pièces de bois. S’ils sont placés sur une surface qui ne résiste pas au poinçonnement, il convient de les disposer sur une semelle en bois filante pour assurer une répartition des charges. Ces étaiements sont recommandés en cas de mouvements de traction et de compression (alors que les étais simples supportent uniquement les efforts de compression suivant leur axe). La charge minimale d’un étai déployé doit être de minimum 20 kN. Ils sont le plus souvent utilisés pour la stabilisation provisoire et le réglage des éléments préfabriqués verticaux tels que les murs à coffrage intégré, les panneaux de façade, les poteaux, les poutres-allèges ou encore les longrines.

Comment entretenir l’étaiement ?

Certaines précautions doivent être prises. En effet, il ne faut pas réutiliser des étais endommagés, ni les broches abimées ou perdues. Les dispositifs anti-déboitement doivent être vérifiés et les manchons doivent être remplacés en cas de dommages. Il est conseillé de stocker les étais dans des paniers avec ou sans roulettes.

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