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Tout d’abord, couturière n’est pas encore véritablement mon métier, puisque je ne vis pas de celui-ci.
Le métier de couturière consiste en la création et la réalisation de modèles uniques. C’est un vrai travail artisanal.
Etre couturière demande d’avoir de la patience, de la dextérité et d’être très attentive aux détails.
Ce métier fait également beaucoup appel à l’imagination, le but étant de créer des modèles vraiment uniques et originaux.
Je dirais que pour se lancer dans ce métier, il faut avant tout être passionné ! Ensuite il faut avoir du goût et beaucoup de patience.
La personne qui souhaite débuter une activité de couturière doit avoir l’envie d’exécuter un travail de qualité et ne doit pas négliger les détails.
Le cheminement normal passe par le CAP-BEP, un BAC puis un BTS.
Mais le plus important est avant tout d’avoir un excellent maître d’apprentissage.
Je citerai Coco Chanel « La mode se démode, le style jamais. »
En fait, je préfère m’attacher aux tendances et créer un style en adéquation avec la personne qui porte le vêtement, plutôt que de suivre une mode parfois éphémère.
La chemise de nuit et le déshabillé que j’ai réalisés pour le concours de Meilleur Ouvrier de France. Ce modèle a été qualifié de chef d’œuvre !
Mais finalement, j’apprécie toutes mes réalisations qui sont le fruit d’un travail passionné.
Ce concours est une manière comme une autre de percer dans le milieu très fermé de la couture, surtout quand on a emprunté, comme moi, des chemins de traverse.
J'ai également tenu à passer ce concours par rapport à moi-même. Il s’agissait pour moi d’atteindre un certain niveau d’excellence.
De plus, ce concours est une excellente carte de visite, d'autant qu'il y a désormais une équivalence au BTS.
Concernant le choix de la spécialité, il s’est fait par hasard. J’ai tout d'abord commencé par passer le concours haute-couture dans la catégorie "flou" en 2000, ce qui m'a valu d'être sélectionnée en finale, mais point lauréate.
Ne voulant surtout pas rester sur un échec, j'ai souhaité retenter ma chance en 2004, mais la discipline du flou, avait été supprimée. Je me suis donc lancée dans la lingerie, qui s'en rapproche le plus.
Ce qui est intéressant à retenir de cette expérience, c'est que la lingerie a été une véritable révélation pour moi. Une spécialité en parfait accord avec ce que j'ai envie de faire.
Je souhaiterai pouvoir vivre désormais de mon art. J’aimerais ouvrir un atelier de couture et créer des modèles uniques, en harmonie avec la personnalité des gens qui viendront à ma rencontre.
Un vers de René Char placé en exergue de mon site « Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque, à te regarder, ils s'habitueront »
Aurore Guillot, la rédaction d’espace-artisanat vous remercie pour le temps que vous nous avez accordé et vous souhaite d’accomplir rapidement votre projet !
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